Littérature: «  Ma vie » de Sister Schola, un livre émouvant et bouleversant

Sister Schola, l’auteure.

C’est un passionnant récit de la vie de Scholastique Hafner, une sympathique camerounaise installée en Allemagne où elle travaille dans le domaine de la santé, tout en pensant à son Afrique natale. Fondatrice du Centre de santé Sister Schola Mbalmayo au Cameroun, Manager du Cabinet Sister Schola en Allemagne, la Présidente de l’Association Care Sister Schola vient de frapper un grand coup littéraire avec ce magnifique livre. Une belle autobiographie. Notre rédaction l’a parcouru avec un immense plaisir. Les détails.

Première de couverture du livre.

C’est un ouvrage de 120 pages reparti en 47 chapitres produit aux éditions EdkBOOKS. Il a été présenté au public et à la presse nationale et internationale samedi 30 janvier 2021. C’est une autobiographie de Sister  Schola. Elle y parle entre autres de sa naissance, de ses parents à la célébration de la femme africaine, en passant par de nombreux sujets tels que cet hommage rendu à sa tante Mama Serre, de son petit nom, mais qui en réalité s’appelait Séraphine Mballa, épouse Metogo née vers 1920. Elle est décrite comme une femme très respectée qui laissait voir un imposant gabarit ; de Séraphine sa sœur, de la naissance de son frère  augustin. L’auteur parle aussi de la vie à Mbalmayo,  les problèmes d’eau rencontrés dans cette ville, chef-lieu du département du Nyong et So’o, la boutique de madame Julienne au quartier dépôt, les beignets du quartier ; ses journées et ses soirées, ses devoirs d’école ; Mama Kara et son époux papa Ntoubena, locataires chez Mama Serre. Elle se souvient de cette femme qui a joué un grand rôle dans sa vie à cette époque-là. Elle qui leur donnait à manger à midi précis afin de ne pas retourner à l’école le ventre vide dans l’après-midi. Elle se souvient aussi de sa journée du samedi, consacrée au marché pour la semaine ; son dimanche était réservé à la messe. Ici l’auteur se souvient qu’il fallait être debout à 4h du matin, se réveiller pour le bain, s’habiller et entamer la marche à pieds sur une distance de 6km, du quartier dépôt à la cathédrale pour la messe de 6h du matin.  Au retour, il fallait emprunter, souvent, un raccourci par le fleuve Nyong, lorsqu’il n’était pas inondé.

Lors de la présentation et dédicace du livre le 30 janvier 2021 à Mbalmayo.

Elle se souvient du démarrage de son commerce, la vente des bonbons avec un capital de 1000 FCFA. Elle commença par un paquet qu’elle avait acheté à 600 FCFA,  une manière de montrer aux jeunes qu’il ne faut pas attendre avoir des millions pour démarrer une activité lucrative. Il faut oser comme le dira le Chef de l’Etat Paul Biya. Elle finira même développer son petit commerce par une petite caisse où elle se mit à vendre diverses sortes de babioles, des allumettes et beaucoup d’autres choses. Le livre parle aussi de ses études au collège  Noah de Mbalmayo et au lycée de Mbalmayo. Puis arriva le départ pour Frankfurt am, en Allemagne, avec de grandes révélations sur sa vie dans ce pays d’Europe. Elle y parle aussi de son papa, de la rencontre avec son époux le Dr Michael Hafner et son installation dans la ville de Darmstadt. Son séjour au Cameroun n’est pas en reste.Sister Schola parle de toutes ses connaissances retrouvées au pays, avec chacune son lot de soucis et problèmes divers. Et des mentalités pratiquement différentes avec l’occident. Il y a dans ce livre tout un chapitre sur sa crise de nerfs au Cameroun et son mariage à la mairie de Darmstadt le 21 février  1996.  Sister Schola parle aussi de sa formation d’infirmière pédiatre, de la naissance de sa première fille Sandra et de son deuxième enfant Senta Michelle,  son désir d’entreprendre notamment vendre des plats cuisinés africains, ses soirées africaines dans la ville de Darmstadt , l’ouverture de son salon de coiffure et sa fermeture, son boulot de masseuse, la création de son propre cabinet de soins médicaux, la création de son centre de santé au Cameroun dans la ville de Mbalmayo, sa collaboration avec des associations en Allemagne, la naissance de sa troisième fille Sophia Erna Martha sans oublier cet hommage rendu à son feu papa et son témoignage sur ses rapports avec sa maman, une femme qui selon elle, reste son seul lien avec ses origines. « Ma vie » est un livre émouvant et bouleversant mais aussi passionnant qui inspire et éduque. Le parcourir est un agréable moment de lecture.

Ericien Pascal Nguiamba avec Rosalie Abomo (stagiaire)

 

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