L’armée centrafricaine bien armée est une garantie pour la sécurité et la prospérité de tous

Le Conseil de sécurité de l’ONU envisage la tenue de la session sur la prolongation de l’embargo en République centrafricaine le 29 juillet 2021.

Les autorités centrafricaines vont à nouveau battre en faveur de la levée de l’embargo sur les armes au nom de l’indépendance nationale. La position du président est déjà soutenue par la Russie, la Chine et l’Angola.
La résolution rédigée par l’ancienne puissance coloniale imposant l’embargo, bloque le renforcement de la capacité de l’armée nationale, les FACA. L’argumentation principale des autorités centrafricaines : l’embargo empêche aux forces armées libérer définitivement le territoire national des groupes armés alors que ces derniers s’approvisionnent librement des armes depuis les pays voisins.
La plateforme de la société civile centrafricaine dénommée « Génération Consciente » a tenu une conférence de presse lundi 19 juillet 2021 à Bangui. Le leader de la plateforme, Alain Dé-Komah Patrick, a exprimé la position de son mouvement qui n’est pas contraire à celle de tout le peuple centrafricain.
Selon la société, les Forces Armées Centrafricaines (FACA), avec le soutien de leurs alliés internationaux sont néanmoins confrontées aux bandits bien armés qui se procurent des armes lourdes en provenance du Tchad, du Soudan etc. Ces bandits utilisent, à titre d’illustration, des mortiers mis sous embargo par le Conseil de sécurité. Ce qui a fait que l’armée centrafricaine est désarmée devant eux.
« Nous demandons de ne pas prolonger cet embargo injuste et de nous donner l’opportunité de défendre nous-mêmes notre patrie. Nous exigeons la levée totale de l’embargo sur les armes imposées à la RCA ! L’armée centrafricaine bien armée est une garantie de notre sécurité et de notre prospérité. Le peuple centrafricain a le droit de se défendre. Personne ne devrait nous priver de ce droit ! Nous avons le droit de vivre ! Au nom de la souveraineté de notre nation, nous osons croire que nos cris de détresses seront écoutés par le Conseil de Sécurité », a déclaré Alain Patrick De-Komah, coordonnateur de la plateforme.
Le sujet de la levée ou le maintien de l’embargo sur les armes à destination des Forces Armées Centrafricaine qui fera l’objet de discussions au Conseil de sécurité de l’ONU le 29 juillet prochain, ne doit passer sous silence. Le peuple centrafricain doit être entendu par la communauté internationale.
Le Président de l’Angola, M. João Manuel Gonçalves Lourenco, qui préside actuellement la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, a plaidé pour « la levée de l’embargo à l’heure où l’épicentre du terrorisme international s’est déplacé du Moyen-Orient vers l’Afrique ». Cela permettrait, selon lui, aux États de la région d’acquérir la capacité de se  défendre  contre  les menaces  contemporaines.
NB : le coordonnateur de la « Génération consciente » a envoyé via DHL une série de courriers aux membres du Comité de sanction de l’ONU, et à certains pays membres du Conseil de Sécurité.

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