Education Civique au Cameroun : Vers la validation définitive du PRONEC-REAMORCE par le gouvernement

Le PRONEC-REAMORCE, entendez Programme National d’Education Civique par le Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial, au centre de l’atelier organisé le 28 octobre 2021 à Yaoundé,  permettra de mettre à la disposition des populations en général et de la communauté éducative en particulier, un instrument pédagogique d’éducation civique, morale et entrepreneuriale adapté aux besoins actuels de toutes les couches de la population. Le document validé au cours de cet atelier, sera ensuite soumis à la validation définitive de la Haute Hiérarchie, assorti des textes administratifs et règlementaires nécessaires à sa mise en œuvre harmonieuse.

« Le présent atelier est d’une double importance: d’une part, parce qu’il offre l’occasion d’aborder, dans un esprit de responsabilité partagée, les défis liés à la démarche méthodologique concertée pour l’élaboration d’un tel programme et d’autre part, parce que le document qui sera validé à l’issue de cet atelier pourra devenir, et nous le souhaitons, le bréviaire qui éclairera désormais les méandres des processus de mise en œuvre ou d’application des Programmes sectorielles d’éducation civique et d’intégration nationale. A cet égard, la présence de nombreux responsables provenant d’autant de Départements ministériels, des grandes institutions publiques et privées de la République ainsi que de la société civile, témoigne d’un engagement collectif, mieux encore, d’une volonté manifeste à travailler main dans la main, au service de la qualité de nos outils stratégiques d’éducation civique. Dans cette logique, l’objectif principal du présent atelier est de recueillir tous vos amendements et observations, afin d’améliorer le contenu du Programme National d’Education Civique par le Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial (PRONEC-REAMORCE) qui, nous l’espérons comme nous l’avons dit plus haut, sera un document de référence dans la mise œuvre des Programmes sectoriels d’éducation civique dans notre pays. » a déclaré Mounouna FOPUTSOU le Ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique(Minjec) à l’ouverture des travaux de cet atelier.  Il faut noter  avec le Minjec que son utilisation effective et transversale par tous les Départements ministériels et structures concernées, renforcera à coup sûr, la cohésion de toutes les initiatives tendant au même objectif, en même temps qu’elle assurera la synergie nécessaire au succès de nos actions synergiques contre la recrudescence de l’incivisme dans tous les secteurs de la vie sociale.

Elaboré en 2015, le Programme National d’Education Civique qui ambitionne de permettre à chaque citoyen d’apprendre et/ou de réapprendre les civilités, le civisme et les valeurs fondamentales de paix et de socialisation dans une communauté nationale pluriethnique, multiculturelles et en pleine mutation comme le Cameroun, a connu de nombreuses difficultés dans son opérationnalisation. Celles-ci sont relatives à un certain nombre de contraintes techniques et opérationnelles et à une mutation accélérée et profonde du contexte socioéconomique national, qui ont poussé aujourd’hui le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique à envisager la relecture de ce document en partenariat avec tous les autres sectoriels et partenaires au développement en charge de ces questions. C’est ce qui justifie l’urgence d’un réajustement des instruments pédagogiques d’éducation civique en vue de leur adaptation aux réalités susmentionnées, pour une restauration et une refondation effective des valeurs citoyennes au Cameroun. C’est dans ce cadre que se situe  cet atelier dont l’ouverture a connu la participation de toutes les parties prenantes du secteur de l’éducation.Le ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique, MOUNOUNA FOUTSOU(Photo ci-dessus),  était accompagné par Nalova LYONGA, ministre des enseignements secondaires, Etoundi NGOA Laurent Serge, ministre de l’éducation de base ; ISSA TCHIROMA Bakary, Ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle ; NGALLE Bibehe, Ministre des transports et Naseri Paul Béa, Gouverneur de la région du Centre. Dans son propos de bienvenue, le représentant du Maire de la ville souhaite la bienvenue aux membres du gouvernement et aux Participants à cet atelier de validation qui tombe à un moment opportun au regard du contexte actuel. Pour cela il fait savoir que les questions d’éducation civique  sont l’un des piliers de l’édification d’une nation Prospère. Dans sa présentation de l’analyse situationnelle, M. HALIDOU, D/ASCNPD, fait savoir que Le PRONEC-REAMORCE qui est en cours d’étude actuellement  découle d’une analyse situationnelle  ici présentée. Il part du diagnostic, pour parvenir à la synthèse des actions menées jusqu’ici. Les éléments qui ont conduit à la révision du programme national d’éducation civique sont logés dans divers domaines à l’instar de l’intégrité professionnelle, du patriotisme qui devient de plus en plus une affaire non respectée par les uns et les autres. Il poursuit en présentant la mauvaise utilisation des réseaux sociaux qui demande la prise de certaines mesures fortes pour y faire face. La présentation du développement diachronique des actions menées, par le Chef du département de la formation , a permis de voir le chemin parcouru par la notion d’éducation civique et les mesures prises par le gouvernement pour garder la flamme du civisme allumée au sein de la société. Ces actions sont notamment enregistrées dans les différentes campagnes d’éducation civique et autres campagnes de sensibilisation de masse.

La Présentation du référentiel et des programmes sectoriels d’éducation civique a été faite par le Dr NGOA NGUELE Daniel qui a fait savoir celle-ci a pris en compte divers domaines à l’instar de l’éducation et la formation, l’emploi et les structures professionnelles, la vie sociale et communautaire etc .Ainsi 4 catégories sociales ont été étudiées : – l’âge et l’époque de vie,- le genre- la position sociale et/ou professionnelle- et le niveau de connaissance. Ces données sont réparties dans 5 axes d’orientation : droits fondamentaux, éducation et accès aux savoirs, le culturel, social, la gouvernance et bien d’autres. Ces différents éléments ont permis de passer par une ingénierie qui a pris en compte les modèles taxinomiques de classification. L’extrait a été ainsi, un programme d’éducation civique Qui est structuré en cinq chapitres. Le troisième chapitre étant le principal qui présente la vision de ce programme. Cette vision prend en compte le Réarmement Moral Civique et Entrepreneurial qui est compris dans le programme d’éducation civique en se référant aux différents secteurs éducatifs et professionnels.

La présentation des outils de mise en œuvre a été faite par Par SANDJOCK Armand, Inspecteur Général des Programmes et Méthodes d’Enseignements et de Formation. Dans sa présentation, M. SANDJOCK Armand Aimé a commencé son propos en affirmant que « les conditions de succès de ce plan sont premièrement les outils de mise en œuvre ».  Il parle des outils de mises en œuvre en évoquant les programmes sectorielles, la formation des formateurs, les structures et activités adéquates, etc. Il a poursuivi en présentant les différents organes. qui pourront gérer ce vaste programme. Il a dit  qu’ «  il y’a la nécessité de mettre en place le conseil National d’Education Civique pour que ce programme prenne corps ». Sur le volet juridique, il fait savoir qu’il y’a un ensemble de textes qu’il faudra mobiliser et implémenter pour l’accompagnement de ce programme. Pour la mise en œuvre de ce programme M. L’IGPMEF a fait savoir que différents acteurs doivent être mobilisés aussi bien au plan local, qu’au plan national et international à travers les partenaires. Il a ainsi invité les différents acteurs à jouer leur partition pour que ce Programme prenne corps, mais également pour que la lutte contre l’incivisme soit une affaire de tous.

Rédaction Afriquepremiere.net

 

 

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