Importation de 165 Génisses gestantes : Les acquis de la visite de travail au Sénégal

Mme Bakari a fait partie de l’équipe de mission déployée au Sénégal au premier trimestre 2018 à l’effet de mieux s’enquérir des conditions de gestion des génisses.

Irrigation à jets d’eau. C’est l’un des premiers marqueurs du Sénégal au sein de l’élevage de Mme Bakari dans les encablures de Maroua. L’adduction d’eau est encore expérimentale. La tuyauterie sillonne environ 500 mètres carrés. Les robinets de propulsion des jets rotent dans le sens des aiguilles d’une montre. Il y a comme une alternance des surfaces arrosées. Ces bains d’eau font vraiment pousser les herbes. Mais la coloration verte et éclatante des repousses de qualité ne convainc pas encore : « Nous voulons nous améliorer. Nous voulons des formations. Nous avons des ambitions », demande Mme Bakari d’un ton reconnaissant.

Le grenier à foin impressionne davantage. Les bottes s’entreposent sur une hauteur estimée à 10 mètres. L’aliment pourrait nourrir le troupeau pendant 6 mois : « J’ai également assez appris en matière d’alimentation. L’environnement sénégalais est encore plus difficile que le nôtre. Mais l’herbe y est produite et reste verte. Nous disposons de 6 hectares de champs fourragers à Miskin. Nous avons déjà cultivé le Braccharia sur 1 hectare. La plupart des mortalités proviennent de la pauvreté de l’aliment et de la rareté de l’eau ».

Une trentaine de têtes vivent dans l’exploitation. Leur embonpoint est indicateur du volume d’eau et d’alimentation. Même l’abri est digne d’éloges. Il s’agit d’un hangar géant : « Le Sénégal nous a amenés à nous investir dans la construction de l’abri des animaux. Ils ne vont pas pâturer. Par conséquent, ils ont besoin d’un abri de qualité. Garder les animaux en stabulation exige de les protéger contre le soleil ». La réplique en terre camerounaise parle d’elle-même.

L’aliment et l’eau concourent à la production du lait. La vache traite en soirée en a produit 5 litres. Les conditions d’hygiène sont observées. Mais les quantités restent faibles : « Nous souhaitons produire plus de lait. Il en manque. La demande est forte ». Il s’agit de la demande de réception d’une génisse. Le PRODEL devra décider de la suite à donner à la doléance exprimée.

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