Centrafrique : Trois leaders des groupes armés exclus du gouvernement

Nommés à des postes officiels dans le gouvernement au lendemain de l’accord de Khartoum de 2019, Maxim Mokom, Ali Darassa et Mahamat Al Khatim ont été exclus du gouvernement par le Président Faustin-Archange TOUADERA à cause de leur implication dans la coalition de groupes armés lancée dans une nouvelle rébellion qui menace la paix et la stabilité du pays.

Le premier des trois décrets signés par le Président TOUADRRA et son Premier Ministre, le 31 décembre 2020, relève de ses fonctions Maxim Mokom, leader de l’une des deux ailes anti-Balaka, et proche de l’ancien président François Bozize. Il était depuis mars 2019 ministre chargé du DDRR, désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. Il avait rejoint le gouvernement dans la foulée de l’accord de paix de Khartoum qui prévoyait parmi ses mesures phares la formation d’un gouvernement inclusif.

Le second décret concerne le chef du groupe armé UPC Ali Darassa, et celui du MPC Mahamat al-Khatim. Ils étaient tous deux conseillers militaires spéciaux à la primature. Ali Darassa pour la zone Nord Est, Mahamat Al Khatim pour la Zone Centre Nord, précisément en charge des unités spéciales mixtes de sécurité.

Ces unités regroupaient en théorie des soldats des forces armées centrafricaines et des combattants de groupes armés. Leur création était, elle aussi, prévue par l’accord de Khartoum. Selon Albert Yaloke Mokpeme, le porte-parole de la présidence, leur révocation est la conséquence de leur rôle au sein de la nouvelle rébellion qui menace actuellement la paix et la stabilité en Centrafrique.

Ericien Pascal Nguiamba

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