Au Cameroun, l’ODS exige la suspension des activités de Human Rights Watch

Lilian Maurice Koulou Engoulou, Coordonnateur Général de l’ODS, le 4 mai 2020 à Yaoundé.

Face à la presse nationale et internationale lundi 4 mai 2020 à Yaoundé, le Coordonnateur général de l’ODS, l’Observatoire du Développement Sociétal, Lilian Maurice Koulou Engoulou, a appelé le Ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji à suspendre les activités de l’ONG Human Rights Watch au Cameroun pour une durée maximale de 3 mois. Plusieurs raisons évoquées dont les récentes déclarations de Human Rights Watch par la voix de Mme Ilaria Allégrozzi, remettant en cause la véracité du rapport d’enquête prescrite par le Chef de l’Etat, Paul Biya suite au drame de Ngarbuh dans la Région du Nord-Ouest du pays. Les détails.

« L’Observatoire du Développement Sociétal, fidèle à ses missions de défense des droits des usagers, a pris connaissance avec affliction, du communiqué rendu public par Monsieur le Ministre d’Etat Secrétaire Général à la Présidence de la République le 21 avril 2020, suites à la clôture de l’enquête prescrite par le Président de la République, relative au drame de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest. Placée sous l’autorité du Ministre Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale, la commission d’enquête composée d’officiers des Armées, de la Gendarmerie Nationale, mais aussi des observateurs indépendants jouissants d’une probité morale digne de foi, a conclu qu’il s’est agi d’une opération militaire menée sur fond de renseignements y compris ceux issus d’un terroriste repenti ainsi que d’un paysan au cours de laquelle 05 terroristes ont été neutralisés, mais aussi, 13 de nos compatriotes ont malheureusement perdus la vie à l’issue de cette opération militaire. Au demeurant, et en dépit des conclusions rendues en toute indépendance, toute impartialité par la commission d’enquête, fort a été de constater avec stupéfaction qu’une fois de plus, une fois de trop, l’Organisation Non Gouvernementale Human Rights Watch à travers Madame Ilaria Allégrozzi, a remis en cause, les conclusions de ladite enquête réfutant les chiffres de la commission, soulignant que ces prétendues tueries étaient délibérées et non pas un incident malheureux, mais aussi invitant le Ministre de l’Administration Territoriale et le porte-parole de l’armée «à prendre un moment pour réfléchir sur les conclusions sérieuses de cette commission d’enquête». Face à cet état de choses, à cette sortie et provocation de trop de Madame Ilaria Allégrozzi, qui tend à jeter l’opprobre sur le Président de la République, plus haute personnalité et institution de l’Etat, à discréditer la moralité des autorités et institutions Camerounaises, mais aussi entacher l’honneur de notre Armée, une Armée professionnelle, Républicaine….Nous référant à l’article 22 de la Loi n°99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales qui dispose que,  » Le Ministre chargé de l’Administration Territoriale peut après avis motivé de la commission, suspendre par arrêté, pour un délai maximal de trois (3) mois, toute ONG dont les activités s’écartent de son objet », l’Observatoire du Développement Sociétal appelle le Ministre de l’Administration Territoriale à suspendre les activités de Human Rights Watch au Cameroun pour une durée maximale de 03 mois. ». C’est le principal message de la communication du Coordonnateur Général de l’ODS qui a, au cours de cette rencontre avec la presse, félicité Le Président de la République, Paul Biya « pour la transparence, l’impartialité, dont il a fait montre une fois de plus, afin que non seulement lumière soit faite sur certaines zones d’ombre concernant le drame de Ngarbuh, mais aussi que les coupables répondent de leurs actes conformément au Droit positif Camerounais ». Lilian Maurice Koulou Engoulou a également félicité les autorités militaires au rang desquels le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense Chargé de la Gendarmerie, Galax Yves Landry Etoga, les Officiers des Armées, de la Gendarmerie, ainsi que tous les observateurs indépendants associés à cette commission d’enquête, « pour leur implication en vue de la manifestation de la vérité, preuve de ce que le Cameroun n’est pas un foyer propice à l’injustice, à l’impunité ». L’ODS par la voix de son coordonnateur général, a  exprimé toute sa gratitude, son admiration aux Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun « qui veillent, se battent jour et nuit afin de garder inviolable le territoire de la République du Cameroun, et assurer la sécurité, la tranquillité des des personnes et des biens ».

Ericien Pascal Nguiamba

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